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Laure Mondet
Responsable de la communication
Le texte du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 acte la création d’un nouveau congé pour les jeunes parents demandé de longue date par l’Unaf.
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Malheureusement, il comprend aussi plusieurs mesures qui vont venir dégrader tant la politique familiale que le niveau de vie de toutes les familles.
L’Unaf obtient une mesure qu’elle portait depuis plus de 10 ans, à savoir la création d’un congé supplémentaire de naissance à la suite des congés maternité, paternité et d’accueil de l’enfant. Ce congé sera mieux indemnisé que le congé parental actuel, qui sera par ailleurs maintenu comme l’Unaf l’avait demandé.
Les paramètres proposés pour ce congé (2 mois pour chaque parent, 70% puis 60% du salaire net) sont un premier pas positif. Il devra néanmoins être consolidé afin notamment de permettre de couvrir complètement la 1ère année de l’enfant, tout particulièrement pour les familles monoparentales qui ne pourront pas partager ce congé.
Par ailleurs, au regard de la crise démographique, de l’attente forte des parents et de la tension sur les modes d’accueil de la Petite Enfance, l’Unaf demande que ce nouveau congé prévu pour juillet 2027, soit effectif dès 2026. Avec un coût estimé à 300M€, la 1ère année de mise en œuvre, la branche famille a, aujourd’hui, les moyens financiers de déployer ce congé dès 2026, et n’a nul besoin de mesures d’économie pour le financer.
Dans ces conditions, il est inacceptable que ce même PLFSS impacte le niveau de vie de toutes les familles, quelle que soit leur catégorie avec des mesures telles que :
De façon plus structurelle, l’Unaf dénonce le transfert de recettes de plus de 5,7Md€ en 2026 de la branche famille vers d’autres branches de la sécurité sociale et qui augmentera les années suivantes.
Ce siphonage budgétaire revient à confisquer les moyens dédiés à la politique familiale. L’assèchement durable des recettes de la branche famille est d’autant plus inadmissible que depuis des années, la contribution des familles ne cesse d’augmenter, comme en témoignent les multiples déplafonnements du barème des participations familiales depuis 2018.
L’Unaf demande donc aux Parlementaires de prévoir la mise en œuvre du congé de naissance supplémentaire dès 2026, de réduire très nettement l’effort financier demandé aux parents et de stopper l’assèchement des recettes de la branche famille. Ce sont les enfants d’aujourd’hui et de demain qui, une fois actifs, assureront les recettes de l’ensemble des branches de sécurité sociale.
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